norvège, le cap nord

Toujours un temps maussade, mais moins de pluie, le « beau temps menace encore » ! La température est relativement agréable pour ces latitudes (8° à 12° la journée et 6° à 8° la nuit). La « bise », en violentes rafales, est, en revanche, moins agréable. Elle chasse pourtant l’humidité. Les « pieds palmés » pour nous et les « oreilles à ouïes » pour nos trois BA (selon le commentaire de Nic sur notre première carte postale) ne sont pas encore pour demain.

Le 29 août dernier, nous sommes arrivés au Cap Nord – lequel comme toujours était nappé d’un épais brouillard – après avoir traversé le cercle polaire le 26, beaucoup plus vite que prévu, ceci en raison des conditions météorologiques. Si ces dernières se modifient, en bien évidemment, nous aurons le temps de nous attarder davantage et, surtout, de quitter les véhicules pour le plaisir des yeux et des objectifs photos.

En 1984, avec Micheline, nous avions déjà eu la chance de visiter ces contrées. Elles n’ont guère changé. Les routes sont meilleures, pratiquement toujours goudronnées, et les paysages toujours aussi somptueux, mélancoliques et rudes. Pour Josiane et Jean-Claude, par contre, c’était une première (le baptême s’est bien déroulé, mais nous ne vous dirons pas comment).

La « sauvagerie » de ces contrées, le sentiment d’isolement éprouvé, la rudesse des paysages ont aussi façonné le caractère de ces anciens vikings, vivant encore aujourd’hui de la pêche et habitant dans les minuscules villages colorés, nichés aux fonds des fjords, ainsi que des samoyèdes, quelquefois encore nomades, logés dans des cabanons de couleurs et des yourtes blanches sur les collines où paissent les grands troupeaux de rennes.

Plus on va vers le N, plus les arbres se rabougrissent pour faire place à la toundra et aux élevages de rennes des Lapons. La civilisation devient rare et les routes sont agréablement peu chargées. Malgré la pluie et le brouillard, ces magnifiques paysages de steppes et de fjords réchauffent nos cœurs.

Au détour de la route, sur un rocher à trois mètres au-dessus de nous et « accidentellement » éclairé par un timide rayon de soleil, un renard, roux flamboyant, se prélasse et ignore superbement notre présence. Dans le ciel, au-dessus des eaux turquoises du fjord, les mouettes se chamaillent une queue de poisson. Les rennes commencent à perdre le velouté de leurs magnifiques cors. Ils sont rouges de sang et les peaux pendent lamentablement. Un mâle avec une ramure d’au moins douze cors (nous n’avons pas eu le temps de compter) passe au galop avec deux femelles. Superbe !

A bientôt.

Mélancolie « symétrique » du nord (Z)

La route du Cap nord (J)

Péage du Cap nord -235 NOK/33 CHF par pers. !! (J)

Ils ont fait le bonheur des BA (J)

Pourquoi ne nous regarde-t-il pas ? (J)

Les rennes sont farouches ! … (J)

… et se déplacent au pas ( M)

Superbe! (Z)

GJESVAER, un village du bout du monde (Z)

Dito (Z)

Nous descendrons 212 m sous la surface de la mer (Z)

L’éperon rocheux du Cap Nord (Z)

Norvège, région des grANDS FJORDS ET PLUS …

Enfin, hier matin il faisait grand beau! Température agréable. « Pourvou qu’ça dour! »

Après avoir traversé l’Allemagne et le Danemark, non par le chemin des écoliers mais par celui des chauffeurs de poids-lourds, nous avons pris le ferry express à Hirstfeld (DK) pour Kristiansand (N). Trois heures et quart sur une mer d’huile. C’était le 17 août dernier.

Il a fallu se familiariser avec les prescriptions norvégiennes, fort tatillonnes ma foi. Le système des routes à paiement nous a créé pas mal de perplexité. Explication : certains tronçon de routes, les entrées dans les grandes villes et autres tunnels sont payants. Mais pas de péage, ni d’automate, encore moins de caissière accorte pour vous souhaiter la bienvenue. Les autochtones disposent d’une « puce » sur leurs pare-brise et traversent les installations techniques à haute vitesse. L’autorité encaisse par facture. Pour les étrangers, Il faut aller soit dans certaines stations services marquées du sigle « kr » et expliquer votre itinéraire et vos heures de passage. Eh oui, et cela pour chaque district traversé. Simple comme bonjour ! Soit donner ses coordonnées de carte bancaire (celle-ci est débitée d’un forfait renouvelable automatiquement et un décompte vous parvient à domicile quelques mois plus tard) ou attendre la facture à la maison, évidemment avec les frais de recherche par les services de police en sus. Nous avons opté pour internet afin que notre carte de crédit soit débitée à chacun de nos passages payants. On verra la suite … dans quelques semaines !

Autre « truc » bizarre : Impossible de changer des devises étrangères dans les banques (une bonne dizaine d’essais dans différentes banques pour les EUR et les CHF) ! Il faut utiliser les cartes de crédit … et, évidemment, payer les commissions attenantes.

Au point de vue météo, pas formidable jusqu’à lundi dernier. La pluie (ici fort heureusement gratuite, ce sera la seule chose non payante d’ailleurs) nous a accompagnés tout au long de la route « 13 » qui est, selon les guides, si belle et si sauvage, mais sûrement par beau temps.

Nous avons écourté la visite des Grands Fjords pour des raisons météo. Elle se fera lors du retour. L’église en bois de Hopperstad près de Vik, construite en 1140, nous a permis une visite abritée du déluge.

Peu de photos, toujours en raison des conditions météorologiques. Comme les « blancs », les « gris » ne sont pas gris ! (Jargon de photographe.)

A bientôt.

Les grincheux de service : Denys, Micheline, nos amis Josiane et Jean-Claude et leurs trois « gardiens » Nash, Naskja et Hyksos.

Traversée Danemark – Norvège sur une mer d’huile

Église de bois de Hopperstad (1140)


Effet miroir sur un lac

Le beau temps « menace » !

La pluie fait aussi des heureux ! (Cueillette quadruplée le lendemain. Merci Jean-Claude.