Début septembre, avec nos amis Josiane et Jean-Claude accompagnés de leurs deux BA Nash et Naskja dans leur nouveau véhicule (LandRover avec une cellule Azalaï), nous quittions le Valais pour un « trip de mise en train » de quelques semaines en Macédoine, dernier pays du continent européen encore non visité.
C’était aussi une première pour Gamma, tout juste six mois.
Jusqu’à aujourd’hui, les conditions météo ne nous ont pas aidés à garder le sourire tous les jours. Violents orages quasiment chaque après-midi, chutes de température de plusieurs dizaines de degrés en quelques heures, chemins et pistes dévastés … de quoi déboussoler nos 4×4 ! Voilà pour le « quotidien ».
Nous venions d’installer le bivouac, au bord d’une piste de montagne conduisant à un petit village à quelque mille mètres d’altitude quand un véhicule s’arrête ; le chauffeur nous interpelle dans un italien parfait pour nous demander si nous avions un problème et, en insistant à plusieurs reprises, si tout allait bien ! Comme tous les hommes du village, il travaille en Italie depuis plus de vingt ans. Après quelques minutes de discussion et une ferme poignée de main à toute l’équipe, il repart pour la dizaine de kilomètres à faire jusqu’au village.
19h15, la nuit est tombée depuis presque une heure, nous sommes à table pour le repas du soir quand une voiture arrive au bivouac. C’est notre Macédonien, accompagné de son fils, qui nous apporte une spécialité, tout juste sortie du four, sorte de galette en pâte feuilletée avec du fromage blanc, que son épouse a préparée pour nous. En plus, il nous invite à prendre le café chez lui.
Cette anecdote pour décrire l’extraordinaire amabilité des Macédoniens. Sur les routes et les pistes, dans les petites échoppes et les grandes surfaces, sur les bancs publics et les bistrots, nous avons toujours été reçus, conseillés, aidés avec de grands sourires, sans fadaises touristiques. L’épicière conseille sur la qualité de ses fromages (excellents dans tout le pays !) et vous offre une demi-livre d’une pâte dure locale à l’achat de trois bonnes bouteilles de rouge à deux ou trois euros.
Il faut dire que les touristes sont rares dans ce pays si l’on excepte la région du lac Ohrid au SW où nous avons vu quelques voitures CZ, BG, SRB et autres SLO.
Les montagnes sont belles, les forêts propres (même si …) et dans les plaines où chacun, sur son petit carré de terre (il y en a aussi des très grands) cultive le tournesol et surtout le tabac, une plante beaucoup plus petite que celle de nos régions. Les « séchoirs » à feuilles de tabacs, sorte de tentes en plastique peu esthétiques garnissent chaque cour ou jardin de maison, dans tous les villages et même en ville.
Malheureusement, les visites prévues des sites archéologiques n’ont pas été possibles en raison des conditions atmosphériques du moment, surtout celles de Stobi et d’Hérakléa. Dommage !



Ce pays est petit, environ les deux tiers de la Suisse. Les conditions météo de ces derniers jours et la surface restreinte nous invitent à le quitter en passant par la Bulgarie, la Serbie pour retrouver le climat méditerranéen du Monténégro où nous espérons faire une pause de quelques jours avant de rentrer.




A bientôt …