TURQUIE – QUELQUES IMPRESSIONS DES TROIS PREMIÈRES SEMAINES

Partis le 3 août dernier, nous avons allègrement traversé le nord de l’Italie, la Slovénie, la Croatie, la Serbie et la Bulgarie pour rejoindre notre pays de destination. La chaleur, que l’on qualifie de caniculaire sous nos latitudes (33° à plus de 42°) mais qui semble être normale pour les Turcs, nous accompagne depuis notre départ. Quelques gouttes, éparses et rares, dispensées chichement par de petits nuages capricieux n’ont apporté aucune fraîcheur! Sinon moralement!

Le tourisme est rare, les hôteliers et commerçants turcs se désolent: les vacanciers, selon leurs dires, sont gens timorés. Il est vrai que si les zones frontières Est et Sud sont déconseillées, le reste de la Turquie, et c’est immense, demeure accueillant et sûr.

Nous sommes, à l’heure où nous mettons « sous presse », en Cappadoce (Göreme) pour quelques jours. Arrêt bienvenu, après trois semaines de nomadisme. Avant d’arriver en Anatolie centrale, nous avons découvert une petite route qui longe la Mer Noire, serpentant sur des côtes très découpées et surplombant une mer d’huile. Route sauvage et non touristique à souhait, mais rendue dangereuse par la conduite des chauffeurs du coin!

La Turquie est toujours aussi accueillante, et les Turcs toujours aussi curieux. D’où vient-on, où va-t-on, comment trouve-t-on leur pays, bref, ce sont les questions qu’en anglais écorné, en allemand approximatif, ou alors par gestes, nous posent les autochtones. Une fois satisfaits de nos réponses, nous recevons des fruits de leur jardin.

L’Anatolie centrale offre des paysages spectaculaires, agrémentés de cols flirtant avec les 2000 m. d’altitude, des étendues plates entre les montagnes, où la couleur jaune-paille domine, juste agrémentée par quelques taches vertes là où l’eau est présente. Les vaches, chèvres et moutons se régalent de cette herbe sèche, ne laissant que des touffes de chardons piquants et de bourrache-velcro. On dirait que ces bêtes sont vouées à ne manger que du foin bien sec, que ce soit dans les pâturages ou dans leur étable.

Les marchés, par contraste, sont colorés et bien approvisionnés. Légumes et fruits sont légion en cette saison. Et absolument délicieux. Ils ne mûrissent pas dans les camions! Ils sont de la région, voire du village d’à côté.

Nous vous souhaitons le meilleur!

Amicalement.

 

15.08.2015 – AMASYA autrefois capitale du royaume du Pont (photo M)
15.08.2015 – AMASYA (photo D)
18.08.2015 – ERZURUM nausolée seldjoukide (photo D)

22.08.2015 – NEMRUT DAGI (photo J)