Bonjour à tous,
De Sion à la frontière mongole, 9030 km, il nous aura fallu 18 jours de route avec des étapes de 300 à 600 km par jour. Une longue, très longue route ! La Mongolie, par la route, se mérite. De la frontière lettone à Moscou, après le marasme de paperasse aux postes frontières, route inégale, parfois bonne, parfois mauvaise, souvent exécrable en raison des très nombreux chantiers. Circulation démentielle. Interminables colonnes de poids lourds et chauffeurs russes « suicidaires ». Ils ont certainement réinventé « la roulette russe ». Jusqu’à Moscou, les terres traversées sont en majorité laissées à l’abandon. Pas de cultures, villages épars.
Dans cette ville, afin d’obtenir le document d’immigration, nous avions prévu de passer la nuit à l’hôtel Gamma-Delta, complexe hôtelier issu des Jeux olympiques, de 9000 lits … mais aucune chambre n’est libre ! On finira dans un ****.
Entre Moscou et le lac Baïkal, la route suit la voie du chemin de fer du Transsibérien. Circulation de plus en plus chaotique. Nombreux accidents, ralentissements, chantiers sur des centaines de km. Contrairement aux chauffeurs locaux, nous « prenons notre temps ». Bivouacs agréables, souvent entre la route et la ligne du Transsibérien. Pour le sourd que je suis, nuits calmes ; ce n’est pas l’avis de tous les autres :
Tadadac – tadadac – tadadac – ouh ouh – tadadac … un train toutes les quinze à vingt minutes. Cinquante-deux wagons de charbon, Soixante et un d’asphalte. Quarante-huit de marchandises diverses et tadadac – tadadac – tadadac – ouh ouh – tadadac de nuit comme de jour. Le trafic sur la transsibérienne n’a rien à envier à celui de la route du même nom !
L’immensité des plaines russes, avant la chaîne de l’Oural, est impressionnante. La route, toujours avec le même trafic et les nombreux chantiers, suit le cap avec un léger virage à droite ou à gauche après quelques dizaines de kilomètres.
Un sympathique autochtone, rencontré lors d’un bivouac au bord du lac Baïkal, nous a assurés mettre 5 jours entre Moscou et le lac. Nous en avions mis huit et, gentiment, il se moqua de nous qui ne voulions pas jouer à la « roulette russe » Ce fut une extraordinaire expérience des grands espaces.
Puis ce fut Oulan Oude et, demain, la frontière mongole.
A bientôt.
Les photos ci-dessous sont de Josiane et de Micheline:
Circulation démentielle … |
Bivouac reposant |
Un **** à Moscou |
Les chauffards ne passent pas ! |
L’eau à la pompe du village! |
Un accident parmi les autres |
Et encore … |
Ravitaillement au Titan! |