Grand ciel bleu, un peu d’humidité dans l’air, léger vent du N. 12°C nocturne et 23° diurne.
Après les premières impressions de la précédente « carte postale » d’Irlande, impressions confirmées après quelque deux semaines dans ce pays, nous avons poursuivi notre chemin par le S, puis continué par la côte W, de cap en cap et de péninsule en péninsule en empruntant ce qu’ici on nomme des « rings » (circuits routiers): Beara-Ring, magnifique avec son col du Healy (330 m !) mais où l’herbe verte fait place à une couverture brunâtre du sol que l’on trouve chez nous à 2000 m d’altitude; Kerry-Ring, touristique et très cultivé, où moutons, chevaux et vaches paissent le long des falaises; Dingle-Ring, plus sauvage avec ses îles désertées, où les ruines témoignent d’un passé d’avant la grande famine (1845-1849) et l’émigration vers l’Amérique.
Menaces de mort à l’encontre d’Hyksos qui n’a pas l’air de trop s’en faire! |
De la traversée de ces régions, nous retiendrons essentiellement:
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Waterford, ville du sud où nous avons eu la surprise de découvrir les « Geneva Barraks », imposantes ruines d’un projet entrepris en 1793 par le gouvernement anglo-irlandais d’alors, composées de quatre murs, chacun de 400m de long, qui devaient contenir une ville nouvelle où auraient pu s’installer des immigrants suisses. Les autorités comptaient sur « le bon exemple donné par ces habiles ouvriers sur métaux avec leur éthique de travailleurs protestants ». Le projet a échoué et les bâtiments sont devenus caserne!
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Cork et sa cathédrale anglicane de St Fin Barre (protestante) construite en 1865 lors de l’occupation anglaise. Relevons que les églises avec clocher sont anglicanes et les églises sans clocher sont catholiques!
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Killarney (Cill Airne en gaélique) et son parc national avec la plus haute chute d’Irlande (18 m !) et sa magnifique vallée glaciaire du « Gap of Dunloe » où les cochers des carrioles transportant des touristes ont de la peine à accepter notre présence sur cette piste à une voie non interdite aux véhicules mais « non recommandée » à ces derniers. On était presque les seuls!
Musée des Îles Blasket avec vue … sur les îles Slea Head en face des minuscules Blasket Islands (An Blascaod Mór) évacuées définitivement en 1953. Célèbres parce qu’elles ont permis de conserver la langue gaélique dans sa pureté originelle et, de ce fait, doivent leur renommée à un succès littéraire unique en son genre. Au début du XXe siècle, « une succession d’hommes de lettres ont visité l’île pour y apprendre le gaélique, à une source reculée, encore relativement peu touchée par l’anglais et par les influences d’un monde qui se modernisait rapidement » (Rialtas na hÉireann 1994). Le Secrétariat d’État chargé du Patrimoine a construit, à la fin du siècle dernier, un magnifique musée, à voir et revoir, sur le continent en face des Îles. Extraordinaire muséographie et présentations audio-visuelles de grande facture.
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Limerick (Luimneach), la ville moderne résolument installée dans l’industrie de l’informatique et des « Call Centre » de nombreuses sociétés européennnes et américaines. Le musée « Hunt » à la muséographie déconcertante (en ouvrant des tiroirs d’objets de la préhistoire irlandaise, nous sommes « tombés » sur des originaux de Renoir et de Gauguin !!
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Cliffs of Moher. Les plus hautes falaises d’Irlande et son « Visitor Center » avec son éco-musée creusé dans la roche et des centaines de touristes.
Après plusieurs bivouacs dans la sauvagerie des embruns de l’Atlantique et la visite de la charmante cité de Galway (Gaillimh), nous sommes entrés dans le County of Connemara. Ce sera l’objet de notre prochaine « carte postale ». Osons dire encore qu’ici, les crabes ont un diamètre qui laisse pantois …
Plongeurs basques et leurs crabes |
Plage irlandaise, pas celle de Rimini. |
Chevaux à quelques mètres du bivouac … |
Lac dans les hills. |
Bivouac au phare de Loop Head |
St Christophe, veillez sur nous … |