Un temps magnifique. La chaleur, à mille mètres d’altitude, nous surprend. Ce dernier bivouac, avec en toile fond les forêts des Grand et Petit Risoux, c’est à dire presque « chez nous », nous permet de deviser sur nos quelque cinquante jours d’escapade en Irlande tout en dégustant un vin d’Artois … ça change du whiskey!
Le lendemain, bivouac au phare de la pointe de Hook Head, dont nous gardions le souvenir de notre passage le 15 avril. Raté. On a bien vu les paysans affairés, rentrer chevaux, vaches et moutons dans la précipitation, les visiteurs quitter plus tôt que prévu les lieux, les propriétaires de chiens écourter la promenade de Médor. On s’est posé la question: pourquoi tant d’effervescence?. Il y avait du vent, certes. Mais le soleil brillait et les mouettes se laissaient porter dans les airs avec, semble-t-il, une certaine allégresse. Nous avons compris deux heures plus tard: la tempête se levait, se dressait et… sévissait toute la nuit. Une mer déchaînée avec des creux estimés à 10 mètres grondait en contre-bas. Notre nuit fut à la mesure de la météo: chaotique et cahotante. Une sourde angoisse nous a longuement étreints car nous devions prendre le ferry le surlendemain.
Miracle … le temps se calme pour la traversée … une tempête n’aurait pas plu à Hyksos enfermé dans le véhicule durant 18 heures (deux visites possibles espacées de 12 heures et annulées en cas de mer mauvaise!).
En attendant l’embarquement sur le ferry … |
Ensuite, c’est la rentrée par le chemin des écoliers à travers la France. Le vent persiste, mais comme atténué, comme dompté. Au fil des kilomètres, il va même disparaître. Quel plaisir de pouvoir marcher debout!
Petites routes le long de la Loire et du Cher furent au menu. Cool. Vacances finies en beauté.
Prochain voyage? Avec des amis, nous avons l’intention de revisiter la Norvège dès la mi-août et en septembre en espérant que les conditions atmosphériques soient plus clémentes. L’automne, dans les pays nordiques, peut être si beau … quand il fait beau!