PREMIÈRES IMPRESSIONS DE MONGOLIE (16 juillet 2013)

Dans notre dernière « carte postale » (envoyée depuis la capitale Oulan Bator, la capitale mongole), nous avions abandonné notre récit à la frontière russo-mongole. Aujourd’hui, 22 juillet, nous sommes à Karakorum, la cité impériale, très touristique, après une visite du sud de cet immense pays. Cela fera l’objet de notre prochaine « CP ». Quelques extraits de notre journal :

Dimanche 7 juillet 2013

En descendant (montant ?) sur la capitale, nous bifurquons sur une piste pour visiter le monastère de Amarbayasgalant, dont les moines auraient, selon le guide en notre possession, été formés à l’école tibétaine de Genève. Nous n’en rencontrerons malheureusement aucun sur place. La piste choisie pour y arriver, périlleuse par endroits, gués de boue glaiseuse, bosses et trous nous ayant été servis à satiété. Les véhicules sont crépis jusqu’au toit ! Nous bivouaquons dans les environs. L’herbe sent bon la citronnelle et le thym. On commence à sentir l’ambiance mongole. Nombreux troupeaux de moutons, chèvres et vaches. Beaucoup de chevaux aussi. Croisé de très nombreuses petites marmottes (environ 10 fois plus menues que les « nôtres ».

Lundi 8 juillet 2013

Visité les cours extérieures du monastère, car pas encore ouvert à nos heures. Beaucoup d’or, de peintures malheureusement abîmées par les déjections des oiseaux. Très intéressant lorsque l’on s’attache à relever la minutie des détails. Nombreux moulins à prières jalonnant le parcours dans l’enceinte du monastère. Situation grandiose !

Arrivée à Oulan Bator vers16h30. Chaos total de circulation, démentiel (une heure trente pour quelque huit km à travers la ville) afin de rejoindre le « guest house » OASIS, rendez-vous des voyageurs européens. Dans la cour, une douzaine de gros 4×4 et motos, serrés en rangs d’oignons. C’est l’occasion d’échanger impressions et renseignements.

Mardi 9 juillet 2013

En taxi, nous rejoignons les bureaux de l’immigration pour prolonger la durée de nos visas. Une chauffeuse, téméraire, audacieuse qui se faufilera entre les voitures et autres camions durant quelque trois heures, à force de coups de klaxon et d’invectives. Un vrai spectacle ! Elle nous attendra durant nos pérégrinations de guichet en guichet et, surtout, l’attente de la cheffe de la photocopieuse qui participe à un meeting ; en fait, longue pause matinale (les photocopies que nous avions préparées ne valaient rien … il manquait un tampon).

Mercredi 10 juillet 2013

Dans les rues, la fête nationale se prépare. De très nombreux autobus, camions et voitures, arborent un grand ou petit drapeau mongol. Partout, des jeunes vendent ces derniers sur les bords des routes ou au milieu de la circulation chaotique.

Le « Car Wash » mongol est spectaculaire. Durant plus d’une heure et demie, des jeunes et moins jeunes, peu avares d’efforts, bichonneront nos véhicules amoureusement et méticuleusement.

Nous reprenons la piste en direction du sud, contents de respirer autre chose que les rejets des usines de ciment, la poussière des chantiers, l’odeur omniprésente de l’asphalte et la pollution automobile. Première crevaison sur les silex !

Jeudi 11 juillet 2013

Visites des ruines du monastère Manzshir Khiid, détruit sous le régime soviétique en 1936, et son petit musée. Les restes attestent cependant encore de la grandeur de ce lieu de culte.

La piste en direction de Bayansaagan traverse des paysages magnifiques où d’énormes troupeaux paissent tranquillement. Des hardes de gazelles au galop attirent notre attention. Quelques gouttes de pluie.

Vendredi 12 juillet 2013

Un éleveur, à moto, guide son troupeau de chevaux. L’épicerie de Bayansaagan, où nous espérons trouver du pain, regorge de sucreries, savon, lessive et autres boîtes de conserve, quelques oignons, de l’eau, de la bière, du vin et surtout de la vodka mongole, mais foin de pain.

L’ambiance, dans le village, est à la fête. Les hommes ont coiffé des chapeaux rigolos et sont parés de leur « djellabah » à large ceinture dans laquelle ils ont glissé une sorte de sabre en bois. Fiers, à moto ou à cheval, ils paradent autour de nous et nous guident vers le Naadam. Les femmes, apparemment moins traditionalistes, arborent de magnifiques costumes et autres chapeaux à la mode. La course de chevaux, montés par des garçons et des filles de moins de douze ans, s’étend sur plusieurs dizaines de kilomètres et a débuté. Nous assisterons à l’arrivée avec toutes les familles et leurs invités. Tonnerre d’applaudissements. Superbe cavalcade avec un minuscule gamin de moins de dix ans montant un cheval fougueux couvert de sueur. Il est le vainqueur de quelque 160 participants.

Quelques photos … 

 

A bientôt si nous trouvons une borne internet.

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