Archives par mot-clé : Petra

syrie-jordanie, jerash (pn de dibben)

N 32.24787° / E 035.82337° alt 738m. Grand beau, températures diurne 21°- 26° et nocturne 10°- 15°. Le soleil se couche vers 16h45. 7429 km parcourus.

D’Aqaba, nous avons roulé notre bosse et notre carrosse jusqu’à Petra. C’est beau, c’est cher et même très cher (50 Dinars Jordaniens soit environ 80 CHF par personne l’entrée: arnaque touristique officielle) et c’est surpeuplé! Parmi les touristes se trouvaient des visiteurs venus de Taïwan… C’est dire que Petra agit comme un aimant.

Fuyant la démesure, nous nous sommes dirigés sur les rives de la Mer Morte. Pour être morte, elle est bien défunte et son niveau baisse tous les jours par évaporation et manque d’apport d’eau. C’est aussi le point le plus bas du globe: -408m avec une profondeur de quelque 400m! Des plages rongées par le sel, des eaux glauques, visqueuses et livides qui ne donnent pas envie d’y tremper le petit doigt. Elle nous est apparue très biblique et nous a rappelé la femme de Loth! Surtout que nous venions de traverser les anciens villages de Sodome et Gomorrhe près d’Al Karak.

Ensuite Madaba, où nous sommes accueillis par d’innonbrables blatèrements et bêlements en raison du marché aux chameaux et, surtout, aux moutons. Très haut en couleurs et très odorifère.

De là, Amman et sa circulation chaotique dans le concert des klaxons, les « touchettes » entre véhicules où personne ne s’arrête, les giratoires, quand ils existent, roulés en contre-sens, ânes et chameaux sur les voies rapides, marchands de tomates installés au centre de la chaussée, chacun essayant de se faufiler entre deux véhicules si un chauffeur laisse plus d’un mètre avec le précédant et après avoir dépassé par la droite. Ouf, après trois heures de cette sarabande, nous étions de « l’autre côté » et sans cabot!

Puis Jerash, anciennement Gerasa, fondée par Alexandre le Grand mais bien vite devenue romaine. Magnifique à couper le souffle (nous y étions ce matin avant 7 heures), sogneusement rénovée, toujours en cours de fouillles, bien entretenue et très étendue. Plus beau que Palmyre, Ephèse ou Delphes. Aussi grandiose que Leptis Magna en Lybie. Presque mieux que Petra.

Cette semaine, c’est la « fête du mouton » jours fériés (où l’on fête le hadj / retour des pélerins de la Mecque) qui endimanche les femmes, qui favorise les pique-niques ou peuple les rues tout en fermant les souks, nous avons opté pour le calme du parc national de Dibben, où l’on nous a autorisés à bivouaquer dans une forêt de pins maritimes afin de reposer nos poumons des émanations de gaz de voitures et d’autres provenances. C’est le Moyen Orient! On avait presque oublié le parfum de l’air frais!

Demain, nous visiterons encore la vallée du Jourdain, frontière avec Israël avant de retrouver la Syrie dans quelques jours.

A bientôt.

Les classiques de Petra (sortie du Sik)
Trésor d’Al Khazneh (Petra)
La Mer Morte à 16h30
Les moutons sont à vendre après le Hadj (retour de la Mecque)
Site de Jerash, porte d’Hadrien
Site de Jerash, Forum

SYRIE-JORDANIE, AQABA SUR LA MER ROUGE

N 29.42442° / E 034.97573° alt 25m. Grand beau, températures diurne 34°- 38° et nocturne 25°- 29°. Venteux à souhait. 6654 km parcourus.

Même si les liaisons SAT et GSM sont toujours à disposition pour la « parlote », la transmission de données et, notamment, d’images ne sont pas toujours possibles. Loin de là! Quelques fois, le texte « passe » mais les images sont bloquées, d’autres fois rien ne passe. Les réseaux sont très lents. Il faudra donc patienter pour voir les images.
 

Depuis deux jours, nous bivouaquons sur la place de parc d’un centre de plongée à deux cents mètres des magnifiques plages de sable fin entre Aqaba et la frontière saoudienne au bord de la Mer Rouge. Douches, WC et une petite piscine sous les palmiers sont à disposition. De quoi vivre heureux, se reposer et faire quelques travaux de maintenance.

30 et 31 octobre: après avoir visité Palmyra/Syrie de long en large et à plusieurs reprises (en recherchant la lumière idoine pour les photos), après nous être extasiés sur les travaux gigantesques et l’esthétique architecture de l’impétueuse Zénobie, après avoir encore apprécié le confort relatif de deux nuits à l’hôtel, nous avons repris les routes syriennes. Notre intention était de prendre une piste à travers le désert de pierraille et de rejoindre le sud du pays. La police nous ayant opposé son véto, c’est donc par une petite route secondaire que nous avons rejoint Shahba. Visite de la ville, et de ses ruines, toutes construites de basalte noir. Les habitants vivent au milieu des vestiges, tirant parti là d’un mur, ici des blocs de basaltes descellés, ou ailleurs de maisons encore debout. A l’inverse d’autres sites, Philippopolis (fondée par un officier d’Alexandre le Grand), devenue Shahba, se visite avec la population et dans le brouhaha des souks, des passants et de la circulation. Visite ensuite du sérail de Qanawat (où se sont célébrées les noces de Canaa que relate la bible), et où, miracle en pays musulman, l’on trouve du vin. Il faut dire que la région est druze. Puis ce fut Bosra, qui nous a offert une grande surprise: un amphitheâtre romain absolument intact, en basalte également. C’est le premier matériau de la région où les volcans ont noirci le paysage.
 

4 novembre: passé la frontière jordanienne et quitté, moyennant finances toujours, la Syrie (700 USD de taxes diverses pour entrer et sortir de ce pays et il faudra repayer lors de notre retour)! Nous avons pris la route qui mène à l’est du côté de l’Iraq. Hospitalité bédouine avec présentation de la famille et thé le soir, thé et pain frais, encore chaud, le matin. Vu également le petit lac Burqu (prononcer BRQA … c’est pas facile quand on demande son chemin!) toujours en eau et en plein désert. Il abrite des colonies modestes d’oiseaux et tous les mamifères du désert. Un magnifique bivouac. Sur la route d’Aqaba, nous avons retrouvé nos amis zuricois et leur Landcruiser. Comme ils connaissaient déjà la région, ils nous ont proposé d’entrer dans le Wadi Rum par la « Laurence Road » (Laurence d’Arabie, vous connaissez?), une piste du désert où il faut être à deux véhicules et qui évite les lieux touristiques. C’était aussi l’occasion de faire « goûter » le vrai sable, le fech-fech et les dunes à notre carrosse. Et bien, une fois les pneumatiques en basse pression, il s’en est tiré comme un seigneur! Il a même été capable de sortir le Landcruiser de son plantage!

Ensemble, nous campons à Aqaba. Demain nous repartirons pour le Nord visiter Petra et eux, une fois reçu un nouveau réchaud à essence commandé en Europe et envoyé par DHL, traverseront l’Egypte et poursuivront – seuls – leur périple à travers l’Afrique jusqu’au Cap. Ils seront de retour en Suisse l’été prochain.
 

A bientôt.

PS: Cette après-midi, je tenterai une nouvelle fois de mettre quelques photos sur les messages du blogue. Mais …
 

 

L’Euphrate

Château du désert

Bivouac au bord de l’Euphrate

Château du désert dans la Vallée de l’Euphrate

Palmyra
Palmyra (à gauche la cité moderne, à droite la cité antique devant la palmeraie
Les noces de Canaa
Chez les Druzes

Qsar romain du lac Burqu
Bivouac au Lac Burqu
Lac Burqu
Amphithéatre de Bosra
Fresque dans un Château du Désert (14e s.)
Dans le Wadi Rum

Machine à laver à Aqaba

Repos à Aqaba