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syrie – jordanie, Nendaz

N 46.10596° / E 007.30073° alt 1’243m. Grand beau et frais. 13’211 km pacourus.

 

Nous voilà de retour au bercail, apparemment sans aucun problème de santé ou mécanique; la tête pleine de souvenirs  que nous digérerons tranquillement avant de préparer le prochain voyage.

Malgré les inondations dans les Balkans et un énorme trafic de poids lourds (une seule colonne de la frontière turque aux environs de Milan; pour ma part, du jamais vu!) vraisemblablement en raison de la fin de l’année, le trajet s’est déroulé sans difficulté. Des bivouacs, comme ne nous les aimons pas, au milieu des camions et du bruit des compresseurs. Nous avons quand même dormi … par petites étapes!

Ces prochains jours, nous publierons l’album photos de ce voyage avec un lien dans la page photothèque. Vous serez avisés par un message.

A bientôt

 

Syrie – Jordanie, Belen en Turquie (N d’Antioche)

N 36.48137° / E 036.21878° alt 794m. Grand beau, températures diurne 22°- 24° et nocturne 10°- 12°. 9096 km parcourus.

Ce soir, nous bivouaquons en Turquie à quelques kilomètres de la frontière turco-syrienne, sur un pâturage près d’un site éolien, avec l’aimable autorisation du service de sécurité de ce dernier, au plat, au vert (il y a longtemps que cela ne nous était pas arrivé!) et à l’abri du vent. Et, cerise sur le gâteau, c’est propre!

Nous ne vous conterons pas les péripéties, la désorganisation organisée et l’ineptie des services frontaliers (ils feraient se tordre de rire un garde-frontière de première année chez nous), sauf pour dire qu’Hyksos nous a fait économiser plusieurs heures de palabres. En effet, chaque fois qu’un douanier ou un policier, jordanien ou syrien, voulait visiter le véhicule (entre trois à quatre fois par passage de frontière), ils demandaient d’ouvrir les portes arrière du véhicule (pour enfin comprendre qu’il s’agissait d’un véhicule d’habitation) et ensuite la porte latérale, ce que nous nous empressions de faire sachant que le museau d’Hyksos serait présent juste derrière la porte. Il n’en fallait pas plus pour que les fonctionnaires de service reculent de trois mètres en éclatant de rire, pour cacher leur peur instinctive des chiens, appellent leurs collègues pour voir la « bête », demander l’âge et le poids du canidé (il est clair que les collègues se moquaient de celui qui avait eu peur), dire que c’était un « beautifull police dog » et, sans hésiter une seconde de plus, tamponner le document ou le « papier » nécessaire. On pouvait avancer au prochain « guichet »! Certains nous ont demandé si Hyksos avait un passeport, pour rigoler et manifestement sans savoir que cela existait! A la présentation du document, l’hilarité était générale. Tiens un passeport pour chien, avec sa photo et plein de tampons et de signatures. « Ils sont fous ces européens! » Au moins, la bonne humeur régnait, pour les fonctionnaires et, surtout, pour nous qui avions besoin d’évacuer le stress.

Revenons à notre voyage. La Syrie du NW est magnifique et les sites archéologiques ou autres sont très nombreux. Impossible de tous les visiter. Les Syriens, hommes, femmes et enfants sont adorables de gentillesse et de prévenance… sauf quand ils sont « au volant »! Durant notre périple de plusieurs milliers de kilomètres dans ces deux pays du Moyen-Orient, nous n’avons vu qu’un seul accident grave et deux « touchettes » (en Syrie). Ce n’est presque pas croyable!

Nous avions l’intention de visiter, à Damas, le musée national d’archéologie. Après avoir « tourné » durant plusieurs heures tôt le matin dans ses environs à la recherche d’une place de parc, nous avons renoncé. Dommage! Il n’existe aucun parking pour les visiteurs du musée et, surtout, pour le site de la « Foire internationale de Damas », sise juste à côté. Des centaines de taxis et de microbus tournent, klaxonnent, empruntent à l’envers les sens uniques; les grands bus touristiques « déchargent » leur clientèle en deuxième, voire troisième position, quand ce n’est pas au milieu d’un carrefour.

C’est aussi à Damas qu’un petit rigolo a réussi à « planter » une vis auto-taraudeuse dans ma roue avant gauche. C’est le seul incident négatif de ce voyage en matière de sécurité.

Après la réparation du pneu, nous avons repris la route du désert et, via le monastère de Mar Moussa, (communauté de moines dirigée par un jésuite italien ordonné prêtre de rite syriaque catholique,… tout un programme…) rejoint le Krak des Chevaliers.

Selon Laurence d’Arabie, « le plus admirable de tous les châteaux du monde » a su défier le temps. Son état de conservation est extraordinaire. Nous y avons rêvé plusieurs heures et bivouaqué au pied de l’un de ses donjons.

Puis, dans l’ordre, mais sans vouloir vous abreuver de géographie, nous avons passé la nuit sur un parking de Jablah, en bord de mer, après avoir été éjectés de la plage par les garde-côte. Jours suivants, visite de la forteresse de Saladin, d’Apamea (les restes sont imposants), nuitée à Al Bara en cherchant Serjilla et ne la trouvant pas, partagé le thé de bienvenue avec une famille syriennne dont l’une des filles avait été opérée du cœur en France, deux jours de camping chez une Belge mariée à un Syrien, portant foulard et longue robe et, last but not least, parcouru la Basilique de St-Siméon le styliste (non, non, pas celui qui a créé la mode, mais celui qui resta 40 années sur une colonne, n’en resdescendant jamais et poursuivant une ascèse du tonnerre de Dieu!!!). Le batistère a des airs de super-marché: c’est qu’on y baptisait à la chaîne, au suivant, au suivant, par ici M’sieurs-dames, allons allons, on ne ralentit pas le convoi. On imagine ces pélerins abandonnant tout, venant de fort loin, épuisés, appauvris, renonçant aux biens de ce monde, afin d’être baptisés en ce monastère, pour confirmer et pour affirmer une foi inébranlable et pour jurer fidélité à la chrétienté. On pense presque au hadj et à la Kabba!

J’allais oublier: Pour visiter Aleppo et après les expériences d’Amman et Damas, nous avons laissé le véhicule au camping sous la garde d’Hyksos et pris un microbus pour les trente kilomètres à parcourir jusqu’au souk. Expérience traumatisante! Neuf places et entre 12 et 15 personnes; 100 km/h dans les bouts droits; un chauffeur qui rêgle sa radio, discute avec un passager au fond du véhicule, prend et rend la monnaie des deux mains, regarde en arrière si tout le monde s’est acquitté de son dû; dépasse à droite; prend un sens unique à l’envers et ne s’occupe pas des feux rouges; plante les freins parce qu’un voyageur a demandé l’arrêt et … nous sommes quand même arrivés sains et saufs. Pour l’adrénaline, meilleur que le saut à l’élastique. Bravo et tout ça pour moins de un CHF pour les deux!

Comme dit ci-dessus, nous avons retrouvé la Turquie, qui nous semble être un pays de Cocagne après le Moyen-Orient, et nous longerons les côtes des mers Méditéranéenne et Egée. Si le temps reste aussi clément, nous ne nous presserons pas de rentrer … pour peller la neige tombée en abondance selon les dernières nouvelles.

A bientôt.

Monastère chrétien de Mar Mousa
Le Krak des Chevaliers depuis notre bivouac
et le même
La rue principale de la cité d’Apaméa (2 km)

 

Les souk d’Aleppo

Basilique de Saint Siméon

 

Marché d’Ad Dana

SYRIE-JORDANIE, AQABA SUR LA MER ROUGE

N 29.42442° / E 034.97573° alt 25m. Grand beau, températures diurne 34°- 38° et nocturne 25°- 29°. Venteux à souhait. 6654 km parcourus.

Même si les liaisons SAT et GSM sont toujours à disposition pour la « parlote », la transmission de données et, notamment, d’images ne sont pas toujours possibles. Loin de là! Quelques fois, le texte « passe » mais les images sont bloquées, d’autres fois rien ne passe. Les réseaux sont très lents. Il faudra donc patienter pour voir les images.
 

Depuis deux jours, nous bivouaquons sur la place de parc d’un centre de plongée à deux cents mètres des magnifiques plages de sable fin entre Aqaba et la frontière saoudienne au bord de la Mer Rouge. Douches, WC et une petite piscine sous les palmiers sont à disposition. De quoi vivre heureux, se reposer et faire quelques travaux de maintenance.

30 et 31 octobre: après avoir visité Palmyra/Syrie de long en large et à plusieurs reprises (en recherchant la lumière idoine pour les photos), après nous être extasiés sur les travaux gigantesques et l’esthétique architecture de l’impétueuse Zénobie, après avoir encore apprécié le confort relatif de deux nuits à l’hôtel, nous avons repris les routes syriennes. Notre intention était de prendre une piste à travers le désert de pierraille et de rejoindre le sud du pays. La police nous ayant opposé son véto, c’est donc par une petite route secondaire que nous avons rejoint Shahba. Visite de la ville, et de ses ruines, toutes construites de basalte noir. Les habitants vivent au milieu des vestiges, tirant parti là d’un mur, ici des blocs de basaltes descellés, ou ailleurs de maisons encore debout. A l’inverse d’autres sites, Philippopolis (fondée par un officier d’Alexandre le Grand), devenue Shahba, se visite avec la population et dans le brouhaha des souks, des passants et de la circulation. Visite ensuite du sérail de Qanawat (où se sont célébrées les noces de Canaa que relate la bible), et où, miracle en pays musulman, l’on trouve du vin. Il faut dire que la région est druze. Puis ce fut Bosra, qui nous a offert une grande surprise: un amphitheâtre romain absolument intact, en basalte également. C’est le premier matériau de la région où les volcans ont noirci le paysage.
 

4 novembre: passé la frontière jordanienne et quitté, moyennant finances toujours, la Syrie (700 USD de taxes diverses pour entrer et sortir de ce pays et il faudra repayer lors de notre retour)! Nous avons pris la route qui mène à l’est du côté de l’Iraq. Hospitalité bédouine avec présentation de la famille et thé le soir, thé et pain frais, encore chaud, le matin. Vu également le petit lac Burqu (prononcer BRQA … c’est pas facile quand on demande son chemin!) toujours en eau et en plein désert. Il abrite des colonies modestes d’oiseaux et tous les mamifères du désert. Un magnifique bivouac. Sur la route d’Aqaba, nous avons retrouvé nos amis zuricois et leur Landcruiser. Comme ils connaissaient déjà la région, ils nous ont proposé d’entrer dans le Wadi Rum par la « Laurence Road » (Laurence d’Arabie, vous connaissez?), une piste du désert où il faut être à deux véhicules et qui évite les lieux touristiques. C’était aussi l’occasion de faire « goûter » le vrai sable, le fech-fech et les dunes à notre carrosse. Et bien, une fois les pneumatiques en basse pression, il s’en est tiré comme un seigneur! Il a même été capable de sortir le Landcruiser de son plantage!

Ensemble, nous campons à Aqaba. Demain nous repartirons pour le Nord visiter Petra et eux, une fois reçu un nouveau réchaud à essence commandé en Europe et envoyé par DHL, traverseront l’Egypte et poursuivront – seuls – leur périple à travers l’Afrique jusqu’au Cap. Ils seront de retour en Suisse l’été prochain.
 

A bientôt.

PS: Cette après-midi, je tenterai une nouvelle fois de mettre quelques photos sur les messages du blogue. Mais …
 

 

L’Euphrate

Château du désert

Bivouac au bord de l’Euphrate

Château du désert dans la Vallée de l’Euphrate

Palmyra
Palmyra (à gauche la cité moderne, à droite la cité antique devant la palmeraie
Les noces de Canaa
Chez les Druzes

Qsar romain du lac Burqu
Bivouac au Lac Burqu
Lac Burqu
Amphithéatre de Bosra
Fresque dans un Château du Désert (14e s.)
Dans le Wadi Rum

Machine à laver à Aqaba

Repos à Aqaba


SYRIE-JORDANIE, Palmyre dans la steppe syrienne

N 34.55539 E 038.27570 alt. 419 m et 4808 km parcourus.

Beau temps, 22 à 25°, 12 à14° la nuit.

Après trois heures de palabres à la frontière turco-syrienne et trois cent cinquante dollars US, nous voilà dans un pays très accueillant et si riche en témoignages du passé.

Durant une semaine, nous avons longé la vallée de l’Euphrate et visité moult forteresses tout aussi imposantes les unes que les autres. Qual at Najim (forteresse arabe), Qualaat Jaber (seldjoukide, puis arabe et point de résistance aux croisades), Rassafé (byzantine et romaine jusqu’au moyen-âge, très renommée pour ses pélerinages chrétiens), Quasr al Hayr al Sharqi (château omeyyade du désert).

Depuis deux jours, nous admirons cette merveille du désert, site romain sur lequel régna l’impétueuse reine Zénobie.

Demain, nous prendrons la piste à travers le désert de sable pour atteindre la frontière jordanienne dans trois à quatre jours.

PS: Après les problèmes de géolocalisation, … problèmes de transmission photos (??).

SYRIE – JORDANIE, une semaine plus tard …

Dernier bivouac en Turquie et 3’484 km parcourus depuis Nendaz: N36.80871° – E036.99735 – 486m

Grand beau, sec et pleine lune, 24° (20h15)

Nous sommes, en ligne droite, à moins de 3 km de la frontière turco-syrienne et à quelques km de Kilis dans une petite clairière de pins sur une hauteur. Il fait bon.

Les conditions météo étaient désagréables, spécialement entre Venise et Sofia où il a plu sans discontinuer. Le brouillard nous a ensuite accompagnés pour la traversée de la Bulgarie et de l’Anatolie.

Nous avions décidé de rallier Kilis le plus rapidement possible. Il quand même fallu sept étapes de quelque cinq cents km journaliers en très grande partie sur autoroute.

Demain, en Syrie, nous nous dirigerons vers l’E sur les bord de l’Euphrate.

PS: Nous avons des problèmes avec le service anglais GEONIX/THURAYA qui gère la géolocalisation. Si tout a très bien fonctionné ces dernières années, ce n’est pas le cas pour ce voyage (les WP journaliers ne s’affichent pas!). Nous n’envoyons donc plus nos positions journalières de bivouac.

C’EST PRESQUE PARTI …

Il pleut ce soir à Nendaz. La neige n’est pas loin. Le véhicule est chargé ou presque et, demain matin, c’est le départ par le col du Simplon (les chaînes à neige seront-elles nécessaires?).

Sur les deux photos ci-dessous, le trajet prévu. Inch Allah!

A bientôt.

La partie européenne et …
… le Moyen-Orient