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NOUS QUITTONS LA MONGOLIE PLUS VITE QUE PRÉVU! (20.08.2013 en Sibérie

Nous avions l’intention de passer une bonne dizaine de jours dans la région d’Olgii et l’extrême sud ouest de ce pays. Une épizootie (« peste noire ») ne nous le permettra pas. Les routes mongoles sont barrées, équipées de postes sanitaires de désinfection et, manifestement, les étrangers, surtout avec des chiens, ne semblent pas être les bienvenus. Les renseignements manquent. Les autorités russes nous laisseront-elles pénétrer sur leur territoire ? Les chiens seront-ils mis en quarantaine à la frontière, ce qui nous obligerait à prolonger nos visas russes ? Etc., etc.

Nous décidons de tenter, comme prévu mais un peu plus tôt, de rejoindre la frontière russe de Tsagaannuur (MGL) / Tashanta (RUS) , en fait, « la fuite en avant ». Vraiment dommage !

Pourtant le passage de la frontière se fera sans gros problème. De neuf heures le matin à trois heures l’après-midi, pratiquement sans trafic, hormis quelques camions locaux. ! Quatre cinquièmes du temps pour Mlle Naskja et MM Nash et Gamma !

(extraits du journal de Micheline, photos de Josiane, Micheline et Denys)

Lundi 12 août 2013

Olgii : MongoliaTelecom ne dispose que d’un système poussif. Impossible de faire passer notre « post » pour le blog. Une heure perdue et 600 tg en moins, nous renonçons. Visite au centre d’informations pour la région frontière avec la Chine. Là, on ne parle que mongole ou russe. Visite au musée où la directrice parle français. Comme nous avons rencontré des policiers armés de désinfectant, nous nous posons des questions sur cette quarantaine due à une épizootie. Un médecin suisse, rencontré précédemment, n’a obtenu que des renseignements vagues à la douane. Epizootie de « peste noire » chez les marmottes et transmise par des mouches. A la frontière, le service de douane n’a aucune idée des formalités. Les Russes nous laisseront-ils entrer ? …

Mardi 13 août 2013

En quittant le bivouac, près de la frontière, nous voyons pour la 3e fois en divers lieux, « notre » cycliste anglaise, voyageant seule. Elle dormait au bord de la route en attendant, elle aussi, l’ouverture de la frontière mongole prévue à 09h00. Désinfection des pneus, enregistrements des chiens. Un conducteur de chien de la douane mongole nous a suppliés de lui vendre Gamma pour en faire un chien « stup » ! « Your price will be mine”  nous a-t-il dit! Nous n’avons pas hésité à … refuser son aimable offre. Panne de PC à la douane, affolement de la custom’s officer mongole, attente et patience. Finalement, tout sera transposé à la main dans un « carnet du lait ». Un no man’s land d’une dizaine de km sépare les postes mongole et russe (col à 2481m). Contrôles vétérinaires. Nous craignons la mise en quarantaine de nos compagnons. Heureusement, ce n’est pas le cas.

Bivouac le long de la route, dans des paysages guère différents de ceux de la Mongolie.

Nous vous raconterons nos péripéties « russes » dans un prochain « post » !

A bientôt!

EN ROUTE VERS LE NW ET L’ALTAÏ (10 08 2013)

(extraits du … etc)

Samedi 3 août 2013

Passé Tes ce matin. Village complètement endormi. Il est pourtant presque 09h00. Suivi une piste de fond de vallée, sableuse, avec franchissement de petits oueds. Pierreuse sur les collines. 100 km plus loin, arrivée à Baruunturuum (si, si, ça existe !). Ensuite un gué, peu d’eau. Joli endroit, plat, agrémenté de buissons odorants, mais aussi d’innombrables détritus.

Bivouac près de dunes où Jean-Claude a pu puiser de quoi tenir ses promesses. Visite à trois reprises d’un père et de son fils. La première fois, ils ont été copieusement aboyés par Gamma. Ils sont restés à l’écart, statiques près de leurs montures et, après les salutations, ils sont partis au grand galop. Puis sont revenus, sans les poulains à la longe. Le fils portait le chapeau à pointe et se tenait fièrement sur sa monture. Puis sont repartis et revenus avec du fromage de chèvre frais, bien odorant, et une bouteille « mystère » : à sentir c’est à vomir, tout cela sent le bouc, à boire en se bouchant les narines, c’est presque faisable. Cadeaux échangés. Dunes, petites certes, mais absolument inattendues dans cette vallée. C’est le charme de la Mongolie. Aujourd’hui, plus de 30 degrés. A l’heure où j’écris (22h00), tempête de sable. Le désert en pleine steppe quoi !

Dimanche 4 août 2013

Sur la carte 132 km, sur l’un des rares panneaux 160 km, bref pour arriver à Ulaangom, tôle ondulée à l’infini. Et mauvaise, cassante et profonde. Les secousses nous empêchent d’apprécier le paysage, l’œil est rivé sur la piste dévastatrice … une journée démoralisante où l’on ne fait que tressauter , vibrer avec le véhicule, anxieux de savoir si les prochains km n’auront pas raison de la mécanique. … Juste après le pont qui mène au goudron au sortir de la piste infernale, une rivière. Chic ! Bivouac parmi les vaches placides et les taurillons plaintifs. Exténués, nous nous endormons assez tôt !

Lundi 5 août 2013

Comme c’était hier dimanche, pas de change, pas de magasins, calme plat. Ce matin, nous sommes retournés en ville pour quelques achats, blog, pleins d’eau et de diesel. Supermarket sous un hôtel : pas mal fourni. Mais sans pain. Deuxième magasin : pain. Bon, c’est fait. Banque ensuite pour échanger quelques dollars. Attente, attente et encore attente, tant la banque était pleine de familles avec enfants. Les billets de 20$ à changer n’ont pas tous passé la machine « à détecter les mensonges ». Elle rejetait certains billets, comme par caprice ; mes billets étant flambant neufs, achetés dans une banque suisse et dont les numéros de série se suivaient.

Après les grands espaces, journée civilisation idiote dans une ville incompréhensible à nos esprits cartésiens et habitués à une technique élémentaire, même si elle est rudimentaire, que Ulaangom semble ignorer. Journée ratée : il en faut quelques-unes pour vous enseigner la modestie.

Joli bivouac avec dunes à l’horizon. Orage, fort vent, puis clame plat. Silence intégral, à part quelques chants d’oiseaux. Bonne nuit !

Mardi 6 août 2013

Passé Nuranbulag avec une bonne surprise : la piste amène au goudron. Il nous semble que ce sera la nouvelle route (quelque 200 km au sud) Oulan Bator Oulangom. Mais il semble seulement. Sommes arrivés à un camp de yourtes au bord du lac (recommandé par le guide LP) pour prendre une douche et se restaurer. La patronne nous demande si nous voulons de la viande ou du poisson. Nous optons pour le poisson. Et, placide comme les bovidés du coin, sans ciller elle revient nous disant : »No fish, but 10$ each people for dinner ». Quand aux douches, c’est simplement un bain dans le lac.

Visite au bivouac d’une « cargaison » de Mongoles entassés dans un pick-up Ford, nous demandant si nous possédions une clé de 28 pour changer le simmering du pont arrière. Nous essayons de les aider du mieux que nous pouvons. Fièrement le chauffeur nous présente la pièce de rechange. Moult et nombreux efforts plus tard, nous nous apercevons que ce n’est pas la bonne ! Le pont arrière est remonté. Tout ça dans la bonne humeur et les chuintements de la langue mongole. Le pick-up reprend la piste du désert avec ses douze personnes à bord …

Mercredi 7 août 2013

De cette presqu’île qui sépare Khyargas Nuur et le plus petit lac Airag Nuur, nous revenons sur nos roues à Naranbulag (une trentaine de km) pour acheter du pain dans l’optique de se « prélasser » deux jours au bord du grand lac. Trouvé un pain sec, oublié dans le frigo de la boutique. On fera avec.

Le « gérant » de la station de carburant nous indique une piste contournant les gadoues et qui nous ramène sur une tôle ondulée, assez digeste. Trois ensablements du Sprinter et trois sauvetages Jean-Claude qui, de son côté, constate la rupture du support d’un amortisseur arrière. Il faudra retourner à Naranbulag chez le « mekhanik ». Pour l’heure, nous nous réjouissons de poser nos os durant deux jours sur les rives d’un lac en plein désert, dont la couleur change avec les humeurs du ciel, Tantôt bleu azur, bleu indigo ou turquoise.

Jeudi 8 août 2013

Farniente ! Quoique soins aux véhicules et nettoyage de l’intérieur qui en avait un sérieux besoin. Observations rêveuses sur le lac : peu d’oiseaux, goélands, cormorans, canards. En dose infime. Pas d’habitants, pas de pêcheurs, pas de bateaux. Un lac désert, entouré de désert. Autre constatation : la pureté de l’air. Le regard porte loin. Les verres des lunettes optiques sont toujours foncés. Et, le soir, les yeux gardent un éblouissement, comme lorsque, en pleine nuit, on fait de la lumière brusquement … divagations dues à l’inaction momentanée !

Grâce à Béatrice et à Josiane, et ça c’est primordial, les Liengme mangent chaud. Notre potager-mazout Wallas a rendu l’âme et a été remplacé par le « camping-gaz » de réserve. Merci !

Vendredi 9 août 2013

Troisième passage à Nuranbulag, village au bord de la nouvelle route goudronnée au milieu du désert. Jean-Claude a pu faire souder son support d’amortisseur par un soudeur consciencieux qui lui a proposé de renforcer le système. Et pour nous, il n’a pas été inutile d’accompagner nos amis : le filtre à huile du Sprinter, changé la veille, n’était pas étanche !

Bivouac au bord du lac Olgii Nuur sur la piste A1701 en direction de Khovd … où le guide LP nous promet un marché bien fourni.

Samedi 10 août 2013

Arrivée sur Khovd, grand bourg universitaire et industriel. Marché de légumes et de fruits (pastèques et melons, quelques abricots et de rares pommes). C’est animé et souriant. Le gros des achats se fera au supermarché, ou plutôt dans les deux que compte Khovd. Comme c’est samedi, tout est fermé : office du tourisme, banques et autres organismes qui auraient pu nous renseigner sur la fermeture aux étrangers du Bayan Olgii en raison d’une épizootie bovine et ovine. On verra !

Entre le lac Olgii et Khovd, paysages somptueux de montagnes rouges, vertes, brunes, blanches. Nombreux troupeaux malgré le peu de yourtes. Piste agréable pour une « route principale ». Nous y avons même croisé deux camions de 40 tonnes. Chapeau, les routiers !

Dimanche 11 août 2013

Quitté Khovd à 08h30, pas arrivés à Olgii le même jour ! 224 km entre ces deux villes de quelque trente mille habitants. Nombreux gués à traverser, certains assez difficiles. Entre Khovd et Bayan Enger, paysages magnifiques, montagnes multicolores, sommets chapeautés de glaciers (4200 m), cols vertigineux. Le plus haut accuse 2561 m d’altitude. C’est l’un des plus beaux paysages vus, et Dieu sait si la beauté de certains coins de ce pays nous a souvent soufflés. Rendus, nous bivouaquons entre piste et route en chantier, dans le doux murmure des camions qui approvisionnent en sable et en gravier la nouvelle route « du Sud », et les sifflements des marmottes – écureuils. La « poésie » des machines étouffe celle de la nature !

Demain Olgii, pays des aigles.

A bientôt.

LAC KHOVSGOL ET LE NORD (4 août 2013)

(extaits du journal de Micheline, photos de Josiane, Micheline et Denys)

Mardi 23 juillet 2013

… Tourisme : Visite du monastère Erdene Zuu où les moines officient dès 11h00. L’appel se fait par deux moinillons soufflant dans une corne. Le monastère est très majestueux offrant moult Bouddhas, sous toutes les formes possibles. Parfois ils sourient, souvent ils menacent, et fréquemment ils sont béats, l’esprit dans un ailleurs qui nous échappe…

Mercredi 24 juillet 2013

… Pluie soutenue depuis midi. Seul avantage, moins de poussière sur l’A1603, détestable, pierreuse, pleine de trous, enfoncée, défoncée. Seul avantage aussi, elle n’est pas payante alors que hier on nous a défaussé de 500 tg pour de la tôle ondulée et une route en chantier. … .

Jeudi 25 juillet 2013

Aujourd’hui beaucoup d’efforts pour peu de km ! Tout d’abord, nous avons cherché, parmi les pistes et contre-pistes qui jalonnent le fond de la vallée du Terkhion Tsagaan Nuur, celle qui mène à Jargalant. Galéré comme des forcenés dans la gadoue, les trous et les bosses… En fait, il n’y a qu’un pont, les autres sont soit démolis, pourris ou défoncés. La piste de Jargalant est une véritable épreuve, trial entre gués boueux et chemins malaisés et pierreux à flanc de montagnes. En revanche, le paysage est magnifique. … Nous avons été ébahis par les chauffeurs mongoles qui circulent sur les pistes avec de simples véhicules non 4×4 ! Sont-ils des as du volant ou tout simplement téméraires ?.

Vendredi 26 juillet 2013

… Arrêt à Shine Ider pour le pain (sec !) Piste très diverse, entre sable, pierres, boue en direction de Mörön. Passage épique de cols. Ici pas de lacets. On escalade la montagne en ligne droite ! Paysages magnifiques, fonds de vallée verdoyants, Nombreux troupeaux de moutons, chèvres et yaks… Aigles projetant leur ombre dans un vol sans un coup d’aile … Finalement, pluie, voire grêle, mais comme jusqu’à présent en Mongolie, de courte durée.

Samedi 27 juillet 2013

… A Mörön, plusieurs magasins pour trouver l’essentiel. … Trouvé une « boutique » de débit de viande, acheté un gigot de mouton qui parfumera mon frigo ! Ce sont des femmes uniquement qui s’affairent à dépecer les bêtes. L’animal est grossièrement équarri. N’allez surtout pas demander une entrecôte ou un jarret. Mais les dames bouchères étaient rieuses, gaies et avenantes. Bivouac dans les mélèzes au-dessus du Lac Khövsgöl, parc national.

Dimanche 28 juillet 2013

Journée stand-by ! Le soir précédant, visite d’une « artisane » venue nous présenter des articles quasiment « made in China » … Dans la journée, visite encore d’un cavalier juvénile menant ses 800 chèvres et moutons au pâturage. Il nous a aidés à faire le bois pour la grillade du mouton, acheté la veille. Excellente viande et excellent maître rôtisseur en la personne de Jean-Claude. Le chevrier-cavalier a mangé avec nous, par étapes, soucieux qu’il était de ses chèvres. Un mignon homme-enfant, bien éduqué, curieux, éveillé. Comme les lentilles accompagnaient notre grillade, il a fortement apprécié la viande, bien moins l’accompagnement. Chou comme tous les grands gamins des steppes. … Un pêcheur est venu nous vendre le produit de sa pêche lacustre. Poissons avec arrêtes dans des bocaux (de récupération). Excellent au dire des amateurs. … Point noir de la journée : Naskja et Gamma se sont empoignés et c’est Denys qui en fait les frais. Main droite amochée, pharmacie de secours, désinfectant, pansements, antibiotique, … Jeux de chiens, jeux de vilains !

Lundi 29 juillet 2013

Stand by again, histoire de finir le gigot de mouton sur la grille et de reposer nos carcasses encore tressautantes ! …

Mardi 30 juillet 2013

… A l’ouest de Mörön, visité les stèles représentant des cervidés, vieilles de 3500 à 4000 ans avant JC. La région est constellée de tombes et le lieu fait l’objet de fouilles.

Mercredi 31 juillet

Vu la pluie abondante de la nuit dernière, retour à Mörön pour prendre la piste principale et trouver un pont. A Bürentogtock, trouvé un « mekhanik » pour souder le support de la boîte de transfert du Sprinter, cassée net lors de la montée d’un col. Outillage rudimentaire, installations électriques datant de Gengis Khan, mais soudure comme peu savent encore le faire chez nous. … Prix de la soudure et du meulage : 20’000 tg (14 USD) !

Jeudi 1er août 2013

Fête nationale, sans flambeaux, sans feux, sans lampions. Mais une route nationale vaseuse, glaiseuse, qui, vu les pluies des derniers jours, était savonneuse à souhait. Nous avons dansé le tango, le paso-doble, la polka et le quadrille sur presque tout le parcours avec un risque de « queue à tête » ! Vitesse 30 km/h. Dans un pays aussi vaste, nos rêves de voir ceci, de visiter cela s’évanouissent. … Il pleut !

Vendredi 2 août 2013

Recherche de pain. Trouvé mais sucré ! Tout est sucré ici, le vin, le fromage, les cornichons et donc même le pain. Rencontré un couple belge arrivé depuis peu. Echangé quelques expériences routières, parlé itinéraires et qualité de la piste. Comme les Allemands d’hier, la progression lente sur les « routes » mongoles a rogné quelque peu leur espoir de « tout » voir. … Beaux paysages, suite de longues vallées étales, riches en yourtes et en troupeaux , puis collines que l’on grimpe droit en haut. Par endroit, la steppe devient « bush », avec épineux et sable. La succession vallées et collines à l’infini montre l’immensité de la Mongolie.

A bientôt depuis Ulaangom

LES STEPPES ET LE GOBI (23 juillet 2013)

(comme toujours, extraits du journal de Micheline, photographies de Josiane, Micheline et Denys)

Mardi 16 juillet 2013

Journée relax ( !) au même endroit (GOBI MIRAGE). Depuis l’aube, vent soutenu. Beau temps. Denys a tenté de ranimer son PC (ndlr : ordinateur de navigation) sans succès. Réparations en tout genre dans le véhicule disloqué par la rigueur des pistes. Repas à la yourte et … douches pour tout le monde. Avec une horde d’Anglaises d’un âge canonique. Le nôtre, quoi.

Mercredi 17 juillet 2013

Visité le Volyn Am Canyon. Très fréquenté par les touristes. On y parlait l’anglais, l’allemand, le français et … même l’espagnol. Le musée présente, sous forme empaillée et poussiéreuse, la faune du Gobi. Il recèle même des ossements et des œufs de dinosaures trouvés dans la région. Quelques boutiques de souvenirs et de l’artisanat local. C’est joli, mais une fois en Suisse ? La piste nous a conduits jusqu’à Bayandalai pour faire les pleins nécessaires. Le canyon visité ce matin n’avait rien de transcendant. On aurait dû y trouver des glaces éternelles, mais que nenni non point. Le réchauffement de la planète paraît-il.

Jeudi 18 juillet 2013

Ce matin, pluie battante. Rejoint la piste dans des conditions pas trop mauvaises, malgré la visibilité restreinte. Puis, tout est devenu précaire. Le sol glaiseux n’absorbant que très lentement l’eau, tout s’est transformé rapidement en bourbier. La piste inondée est devenue rivière boueuse. Nos tentatives d’évitements des zones d’ensablement furent hasardeuses. Prudence s’imposant, nous nous sommes arrêtés sur un coin de gravier entre deux torrents. Au bout d’un très long moment de cogitations, le ciel s’est quelque peu éclairci à l’horizon, et la pluie s’est faite moins dense. (…) Nous avons redémarré dans des mares glauques qui giclaient nos véhicules jusqu’au toit. Cette glaise collante qui constitue le sol de la région nous a obligés à des prodiges de conduite en dérapés, en saccades, en accélérations puis en freinages subits devant un trou béant sur la piste ravinée. Denys, les roues enrobées de ce délicieux ciment, s’est embourbé au passage d’un gué. Jean-Claude l’a sorti de sa malheureuse posture. Quelques kilomètres plus loin, il a fallu dépanner un 4×4 mongol plein de touristes. Sortis de ces sols inhospitaliers,nous avons retrouvé l’éternelle tôle ondulée des « routes » mongoles, agrémentée de délicieux ravinements dus à la pluie. (…) Ce soir, bivouac en face des premières dunes du Gobi près d’un camp de yourtes et repas mongol. Il fait beau mais le vent est omniprésent. Nos véhicules n’ont plus la couleur réglementaire du permis de circulation ! Demain, Khongor, les plus hautes dunes du Gobi mongol.

Vendredi 19 juillet 2013

Longé le cordon de dunes jusqu’à plus de piste. Laissé les chiens s’ébrouer dans le sable fin. Paysage magnifique avec oueds en eau au premier plan, dunes au second et montagnes rocheuses au troisième. (…) Rencontré deux Valaisans de Visperterminen. Réparé deux fois la fixation du frigo, la troisième est prévue ce soir. (…). Progression lente en raison des sites à visiter et de l’état des pistes.

Samedi 20 juillet 2013

Arrêt nourriture, diesel et eau à Bulgan. Réparation d’un pneu à Jean-Claude qui a passionné quelques villageois. Visite de Bayanzag, roches rouges d’où furent extraits des restes d’ossements et des œufs de dinosaures. Bivouac près d’un camp de yourtes, où nous profiterons du « restaurant » le soir. Réparation du Wallas (ndlr : cuisinière à carburant diesel) qui a sombré, dans une odeur de calamine pestilentielle.

Dimanche 21 juillet 2013

Une piste assez extraordinaire, genre celle qu’on rencontre au Sahara, nous a offert fonds d’oueds sablonneux mais fermes, et hamadas bien roulantes. Super ! On a pu passer la cinquième, ça faisait longtemps que ça ne s’était pas produit !  Monastère de Ongiin Khiid fermé.(…) Ce soir, l’orage menace. Nous nous sommes arrêtés sur une hauteur, entre deux pistes, en prévision de la pluie. Les véhicules sont bien assez crépis comme ça ! Vent très fort.

Lundi 22 juillet 2013

De notre dernier bivouac, nous pensions passer par Bayangol et rejoindre Arvaikheer. Eh bien non, nous avons « atterri » à Bayan Ulan (ndlr : l’ordinateur de navigation ne fonctionne toujours pas ). Mais cette piste hors de la carte et inconnue du Garmin valait qu’on musarde hors des sentiers battus ! Quelques yourtes éparses meublent un paysage infini et verdoyant. Des troupeaux ça et là. Et, pas de tôle ondulée. La moyenne de consommation de diesel est du coup passée de 18 à 12 litres ! Ce soir, point de chute à Kharkhorin (Karakorum). Visite des lieux demain. Bivouac le long d’une rivière où quelques baigneurs s’ébrouent dans une eau terreuse. La région devient plus montagneuse et la forêt recouvre certaines collines, chose plus vue depuis longtemps.

A bientôt.

… et les photos:

PREMIÈRES IMPRESSIONS DE MONGOLIE (16 juillet 2013)

Dans notre dernière « carte postale » (envoyée depuis la capitale Oulan Bator, la capitale mongole), nous avions abandonné notre récit à la frontière russo-mongole. Aujourd’hui, 22 juillet, nous sommes à Karakorum, la cité impériale, très touristique, après une visite du sud de cet immense pays. Cela fera l’objet de notre prochaine « CP ». Quelques extraits de notre journal :

Dimanche 7 juillet 2013

En descendant (montant ?) sur la capitale, nous bifurquons sur une piste pour visiter le monastère de Amarbayasgalant, dont les moines auraient, selon le guide en notre possession, été formés à l’école tibétaine de Genève. Nous n’en rencontrerons malheureusement aucun sur place. La piste choisie pour y arriver, périlleuse par endroits, gués de boue glaiseuse, bosses et trous nous ayant été servis à satiété. Les véhicules sont crépis jusqu’au toit ! Nous bivouaquons dans les environs. L’herbe sent bon la citronnelle et le thym. On commence à sentir l’ambiance mongole. Nombreux troupeaux de moutons, chèvres et vaches. Beaucoup de chevaux aussi. Croisé de très nombreuses petites marmottes (environ 10 fois plus menues que les « nôtres ».

Lundi 8 juillet 2013

Visité les cours extérieures du monastère, car pas encore ouvert à nos heures. Beaucoup d’or, de peintures malheureusement abîmées par les déjections des oiseaux. Très intéressant lorsque l’on s’attache à relever la minutie des détails. Nombreux moulins à prières jalonnant le parcours dans l’enceinte du monastère. Situation grandiose !

Arrivée à Oulan Bator vers16h30. Chaos total de circulation, démentiel (une heure trente pour quelque huit km à travers la ville) afin de rejoindre le « guest house » OASIS, rendez-vous des voyageurs européens. Dans la cour, une douzaine de gros 4×4 et motos, serrés en rangs d’oignons. C’est l’occasion d’échanger impressions et renseignements.

Mardi 9 juillet 2013

En taxi, nous rejoignons les bureaux de l’immigration pour prolonger la durée de nos visas. Une chauffeuse, téméraire, audacieuse qui se faufilera entre les voitures et autres camions durant quelque trois heures, à force de coups de klaxon et d’invectives. Un vrai spectacle ! Elle nous attendra durant nos pérégrinations de guichet en guichet et, surtout, l’attente de la cheffe de la photocopieuse qui participe à un meeting ; en fait, longue pause matinale (les photocopies que nous avions préparées ne valaient rien … il manquait un tampon).

Mercredi 10 juillet 2013

Dans les rues, la fête nationale se prépare. De très nombreux autobus, camions et voitures, arborent un grand ou petit drapeau mongol. Partout, des jeunes vendent ces derniers sur les bords des routes ou au milieu de la circulation chaotique.

Le « Car Wash » mongol est spectaculaire. Durant plus d’une heure et demie, des jeunes et moins jeunes, peu avares d’efforts, bichonneront nos véhicules amoureusement et méticuleusement.

Nous reprenons la piste en direction du sud, contents de respirer autre chose que les rejets des usines de ciment, la poussière des chantiers, l’odeur omniprésente de l’asphalte et la pollution automobile. Première crevaison sur les silex !

Jeudi 11 juillet 2013

Visites des ruines du monastère Manzshir Khiid, détruit sous le régime soviétique en 1936, et son petit musée. Les restes attestent cependant encore de la grandeur de ce lieu de culte.

La piste en direction de Bayansaagan traverse des paysages magnifiques où d’énormes troupeaux paissent tranquillement. Des hardes de gazelles au galop attirent notre attention. Quelques gouttes de pluie.

Vendredi 12 juillet 2013

Un éleveur, à moto, guide son troupeau de chevaux. L’épicerie de Bayansaagan, où nous espérons trouver du pain, regorge de sucreries, savon, lessive et autres boîtes de conserve, quelques oignons, de l’eau, de la bière, du vin et surtout de la vodka mongole, mais foin de pain.

L’ambiance, dans le village, est à la fête. Les hommes ont coiffé des chapeaux rigolos et sont parés de leur « djellabah » à large ceinture dans laquelle ils ont glissé une sorte de sabre en bois. Fiers, à moto ou à cheval, ils paradent autour de nous et nous guident vers le Naadam. Les femmes, apparemment moins traditionalistes, arborent de magnifiques costumes et autres chapeaux à la mode. La course de chevaux, montés par des garçons et des filles de moins de douze ans, s’étend sur plusieurs dizaines de kilomètres et a débuté. Nous assisterons à l’arrivée avec toutes les familles et leurs invités. Tonnerre d’applaudissements. Superbe cavalcade avec un minuscule gamin de moins de dix ans montant un cheval fougueux couvert de sueur. Il est le vainqueur de quelque 160 participants.

Quelques photos … 

 

A bientôt si nous trouvons une borne internet.

DERNIER BIVOUAC EN RUSSIE (5 juillet 2013 / 21h50)

Bonjour à tous,

De Sion à la frontière mongole, 9030 km, il nous aura fallu 18 jours de route avec des étapes de 300 à 600 km par jour. Une longue, très longue route ! La Mongolie, par la route, se mérite. De la frontière lettone à Moscou, après le marasme de paperasse aux postes frontières, route inégale, parfois bonne, parfois mauvaise, souvent exécrable en raison des très nombreux chantiers. Circulation démentielle. Interminables colonnes de poids lourds et chauffeurs russes « suicidaires ». Ils ont certainement réinventé « la roulette russe ». Jusqu’à Moscou, les terres traversées sont en majorité laissées à l’abandon. Pas de cultures, villages épars.

Dans cette ville, afin d’obtenir le document d’immigration, nous avions prévu de passer la nuit à l’hôtel Gamma-Delta, complexe hôtelier issu des Jeux olympiques, de 9000 lits … mais aucune chambre n’est libre ! On finira dans un ****.

Entre Moscou et le lac Baïkal, la route suit la voie du chemin de fer du Transsibérien. Circulation de plus en plus chaotique. Nombreux accidents, ralentissements, chantiers sur des centaines de km. Contrairement aux chauffeurs locaux, nous « prenons notre temps ». Bivouacs agréables, souvent entre la route et la ligne du Transsibérien. Pour le sourd que je suis, nuits calmes ; ce n’est pas l’avis de tous les autres :

Tadadac – tadadac – tadadac – ouh ouh – tadadac … un train toutes les quinze à vingt minutes. Cinquante-deux wagons de charbon, Soixante et un d’asphalte. Quarante-huit de marchandises diverses et tadadac – tadadac – tadadac – ouh ouh – tadadac de nuit comme de jour. Le trafic sur la transsibérienne n’a rien à envier à celui de la route du même nom !

L’immensité des plaines russes, avant la chaîne de l’Oural, est impressionnante. La route, toujours avec le même trafic et les nombreux chantiers, suit le cap avec un léger virage à droite ou à gauche après quelques dizaines de kilomètres.

Un sympathique autochtone, rencontré lors d’un bivouac au bord du lac Baïkal, nous a assurés mettre 5 jours entre Moscou et le lac. Nous en avions mis huit et, gentiment, il se moqua de nous qui ne voulions pas jouer à la « roulette russe » Ce fut une extraordinaire expérience des grands espaces.

Puis ce fut Oulan Oude et, demain, la frontière mongole.

A bientôt.

Les photos ci-dessous sont de Josiane et de Micheline:

Circulation démentielle …
Bivouac reposant
Un **** à Moscou
Les chauffards ne passent pas !
L’eau à la pompe du village!
Un accident parmi les autres
Et encore …
 Ravitaillement au Titan!

LA MONGOLIE, c’est pour bientôt!

Bonjour à tous,

Les préparatifs vont bon train. Les visas russes et mongols nous ont été accordés. La fraîcheur et l’humidité de ce dernier printemps nous poussent à découvrir d’autres horizons.

Cette année, notre choix s’est porté sur la Mongolie. Nous partirons le 17 juin prochain et ne serons de retour que vers la fin septembre. Deux véhicules 4×4, quatre adultes et trois bergers allemands. Vous les découvrirez en lisant nos « cartes postales ».

À travers la Russie et pour rejoindre la Mongolie, la route sera longue de quelque 9’000 km!

 Avec un retour dans nos pénates quasi identique.


La Mongolie c’est:

  • 1’564’116 km2, soit environ 40 fois la Suisse, et
  • 2,6 millions d’habitants, presque quatre fois moins que chez nous.

Nous ne pourrons pas tout voir en quelque 50 jours dans ce pays dont les récits et les reportages photographiques nous font rêver depuis quelques années. Ce projet de près de 8’000 km, et cela reste un projet, est le suivant :

Dommage pour la partie « est » (peut-être y retournerons-nous?), mais la difficulté des pistes (50’000 km de routes et pistes avec seulement 2’000 km de goudron!) et le temps ne nous permettent pas de tout faire.

On vous en parlera davantage de là-bas.

A bientôt.

Syrie – Jordanie, Belen en Turquie (N d’Antioche)

N 36.48137° / E 036.21878° alt 794m. Grand beau, températures diurne 22°- 24° et nocturne 10°- 12°. 9096 km parcourus.

Ce soir, nous bivouaquons en Turquie à quelques kilomètres de la frontière turco-syrienne, sur un pâturage près d’un site éolien, avec l’aimable autorisation du service de sécurité de ce dernier, au plat, au vert (il y a longtemps que cela ne nous était pas arrivé!) et à l’abri du vent. Et, cerise sur le gâteau, c’est propre!

Nous ne vous conterons pas les péripéties, la désorganisation organisée et l’ineptie des services frontaliers (ils feraient se tordre de rire un garde-frontière de première année chez nous), sauf pour dire qu’Hyksos nous a fait économiser plusieurs heures de palabres. En effet, chaque fois qu’un douanier ou un policier, jordanien ou syrien, voulait visiter le véhicule (entre trois à quatre fois par passage de frontière), ils demandaient d’ouvrir les portes arrière du véhicule (pour enfin comprendre qu’il s’agissait d’un véhicule d’habitation) et ensuite la porte latérale, ce que nous nous empressions de faire sachant que le museau d’Hyksos serait présent juste derrière la porte. Il n’en fallait pas plus pour que les fonctionnaires de service reculent de trois mètres en éclatant de rire, pour cacher leur peur instinctive des chiens, appellent leurs collègues pour voir la « bête », demander l’âge et le poids du canidé (il est clair que les collègues se moquaient de celui qui avait eu peur), dire que c’était un « beautifull police dog » et, sans hésiter une seconde de plus, tamponner le document ou le « papier » nécessaire. On pouvait avancer au prochain « guichet »! Certains nous ont demandé si Hyksos avait un passeport, pour rigoler et manifestement sans savoir que cela existait! A la présentation du document, l’hilarité était générale. Tiens un passeport pour chien, avec sa photo et plein de tampons et de signatures. « Ils sont fous ces européens! » Au moins, la bonne humeur régnait, pour les fonctionnaires et, surtout, pour nous qui avions besoin d’évacuer le stress.

Revenons à notre voyage. La Syrie du NW est magnifique et les sites archéologiques ou autres sont très nombreux. Impossible de tous les visiter. Les Syriens, hommes, femmes et enfants sont adorables de gentillesse et de prévenance… sauf quand ils sont « au volant »! Durant notre périple de plusieurs milliers de kilomètres dans ces deux pays du Moyen-Orient, nous n’avons vu qu’un seul accident grave et deux « touchettes » (en Syrie). Ce n’est presque pas croyable!

Nous avions l’intention de visiter, à Damas, le musée national d’archéologie. Après avoir « tourné » durant plusieurs heures tôt le matin dans ses environs à la recherche d’une place de parc, nous avons renoncé. Dommage! Il n’existe aucun parking pour les visiteurs du musée et, surtout, pour le site de la « Foire internationale de Damas », sise juste à côté. Des centaines de taxis et de microbus tournent, klaxonnent, empruntent à l’envers les sens uniques; les grands bus touristiques « déchargent » leur clientèle en deuxième, voire troisième position, quand ce n’est pas au milieu d’un carrefour.

C’est aussi à Damas qu’un petit rigolo a réussi à « planter » une vis auto-taraudeuse dans ma roue avant gauche. C’est le seul incident négatif de ce voyage en matière de sécurité.

Après la réparation du pneu, nous avons repris la route du désert et, via le monastère de Mar Moussa, (communauté de moines dirigée par un jésuite italien ordonné prêtre de rite syriaque catholique,… tout un programme…) rejoint le Krak des Chevaliers.

Selon Laurence d’Arabie, « le plus admirable de tous les châteaux du monde » a su défier le temps. Son état de conservation est extraordinaire. Nous y avons rêvé plusieurs heures et bivouaqué au pied de l’un de ses donjons.

Puis, dans l’ordre, mais sans vouloir vous abreuver de géographie, nous avons passé la nuit sur un parking de Jablah, en bord de mer, après avoir été éjectés de la plage par les garde-côte. Jours suivants, visite de la forteresse de Saladin, d’Apamea (les restes sont imposants), nuitée à Al Bara en cherchant Serjilla et ne la trouvant pas, partagé le thé de bienvenue avec une famille syriennne dont l’une des filles avait été opérée du cœur en France, deux jours de camping chez une Belge mariée à un Syrien, portant foulard et longue robe et, last but not least, parcouru la Basilique de St-Siméon le styliste (non, non, pas celui qui a créé la mode, mais celui qui resta 40 années sur une colonne, n’en resdescendant jamais et poursuivant une ascèse du tonnerre de Dieu!!!). Le batistère a des airs de super-marché: c’est qu’on y baptisait à la chaîne, au suivant, au suivant, par ici M’sieurs-dames, allons allons, on ne ralentit pas le convoi. On imagine ces pélerins abandonnant tout, venant de fort loin, épuisés, appauvris, renonçant aux biens de ce monde, afin d’être baptisés en ce monastère, pour confirmer et pour affirmer une foi inébranlable et pour jurer fidélité à la chrétienté. On pense presque au hadj et à la Kabba!

J’allais oublier: Pour visiter Aleppo et après les expériences d’Amman et Damas, nous avons laissé le véhicule au camping sous la garde d’Hyksos et pris un microbus pour les trente kilomètres à parcourir jusqu’au souk. Expérience traumatisante! Neuf places et entre 12 et 15 personnes; 100 km/h dans les bouts droits; un chauffeur qui rêgle sa radio, discute avec un passager au fond du véhicule, prend et rend la monnaie des deux mains, regarde en arrière si tout le monde s’est acquitté de son dû; dépasse à droite; prend un sens unique à l’envers et ne s’occupe pas des feux rouges; plante les freins parce qu’un voyageur a demandé l’arrêt et … nous sommes quand même arrivés sains et saufs. Pour l’adrénaline, meilleur que le saut à l’élastique. Bravo et tout ça pour moins de un CHF pour les deux!

Comme dit ci-dessus, nous avons retrouvé la Turquie, qui nous semble être un pays de Cocagne après le Moyen-Orient, et nous longerons les côtes des mers Méditéranéenne et Egée. Si le temps reste aussi clément, nous ne nous presserons pas de rentrer … pour peller la neige tombée en abondance selon les dernières nouvelles.

A bientôt.

Monastère chrétien de Mar Mousa
Le Krak des Chevaliers depuis notre bivouac
et le même
La rue principale de la cité d’Apaméa (2 km)

 

Les souk d’Aleppo

Basilique de Saint Siméon

 

Marché d’Ad Dana

SYRIE-JORDANIE, Palmyre dans la steppe syrienne

N 34.55539 E 038.27570 alt. 419 m et 4808 km parcourus.

Beau temps, 22 à 25°, 12 à14° la nuit.

Après trois heures de palabres à la frontière turco-syrienne et trois cent cinquante dollars US, nous voilà dans un pays très accueillant et si riche en témoignages du passé.

Durant une semaine, nous avons longé la vallée de l’Euphrate et visité moult forteresses tout aussi imposantes les unes que les autres. Qual at Najim (forteresse arabe), Qualaat Jaber (seldjoukide, puis arabe et point de résistance aux croisades), Rassafé (byzantine et romaine jusqu’au moyen-âge, très renommée pour ses pélerinages chrétiens), Quasr al Hayr al Sharqi (château omeyyade du désert).

Depuis deux jours, nous admirons cette merveille du désert, site romain sur lequel régna l’impétueuse reine Zénobie.

Demain, nous prendrons la piste à travers le désert de sable pour atteindre la frontière jordanienne dans trois à quatre jours.

PS: Après les problèmes de géolocalisation, … problèmes de transmission photos (??).

SYRIE – JORDANIE, une semaine plus tard …

Dernier bivouac en Turquie et 3’484 km parcourus depuis Nendaz: N36.80871° – E036.99735 – 486m

Grand beau, sec et pleine lune, 24° (20h15)

Nous sommes, en ligne droite, à moins de 3 km de la frontière turco-syrienne et à quelques km de Kilis dans une petite clairière de pins sur une hauteur. Il fait bon.

Les conditions météo étaient désagréables, spécialement entre Venise et Sofia où il a plu sans discontinuer. Le brouillard nous a ensuite accompagnés pour la traversée de la Bulgarie et de l’Anatolie.

Nous avions décidé de rallier Kilis le plus rapidement possible. Il quand même fallu sept étapes de quelque cinq cents km journaliers en très grande partie sur autoroute.

Demain, en Syrie, nous nous dirigerons vers l’E sur les bord de l’Euphrate.

PS: Nous avons des problèmes avec le service anglais GEONIX/THURAYA qui gère la géolocalisation. Si tout a très bien fonctionné ces dernières années, ce n’est pas le cas pour ce voyage (les WP journaliers ne s’affichent pas!). Nous n’envoyons donc plus nos positions journalières de bivouac.