Laissant les nostalgiques attendre stoïquement la venue du Nessie, nous avons continué notre route dans les Highlands et suivi les côtes N et W, découpées comme une dentelle fantaisiste, qui nous obligent à moult circonvolutions. Il ne pleut pas des cordes, mais des amarres de paquebot géant ! Et le vent qui souffle en rafale à plus de 100 km/h donne à l’Écosse un air de pôle nord et à ses visiteurs l’impression d’être des aventuriers !
Après avoir tournicoté le long de l’Atlantique, l’île (qui n’en n’est plus une depuis la construction d’un pont la reliant à la « terre ferme ») de Skye nous a accueilli avec, pour ne rien changer, déluge et tempête.
Nous avons admiré, à défaut du paysage, la volonté et l’endurance des Écossais. Marcheurs au long cours, bravant les éléments et se cramponnant à leur imperméable gonflé par le vent, ils cheminent par monts et par vaux d’un pas alerte et résolu. Cyclistes, solitaires pour la plupart, pédalant contre le blizzard arque-boutés sur leur vélo surchargé. Pêcheurs impassibles, ruisselant entre l’eau du ciel et les embruns, l’oeil rivé au flotteur de leur canne à pêche.
Et nous, ingrats que nous sommes , soupirons comme une forge contre les éléments déchaînés, dans notre habitat roulant, bien au sec et à l’abri du vent !
Quelques vues, sans beaucoup de relief, de cette Écosse surprenante et malmenée.
